Les termes “respect” et “sado-masochisme” peuvent paraître contradictoires dans un même titre, mais au-delà des clichés perçus par les non-initiès, la notion de respect est bien plus subtile et nuancée dans le BDSM.

1. Définition générale du respect

Tout d’abord, la notion de respect, comprise et partagée de tous, est la suivante : le respect est un sentiment de considération que l’on ressent vis à vis d’un individu dans le but  de ne pas l’infligé, mais au contraire le considéré sans hypocrisie. Cette notion va souvent de paire avec la notion de non-violence, de tolérance et de civilité.

2. Cette notion dans le BDSM

Dans le BDSM on retrouve tout du respect perçu généralement mais ce dernier côtoie la contrainte, la violence verbale, la violence physique, et l’offense. Même si le Maître fouette sa soumise, ou qu’il la réduise en humiliation, s’occuper d’elle est un forme de respect. Il se préoccupe du plaisir de sa partenaire à travers les ordres et les coups. Il se doit de connaître les limites, en ne les entravant pas, il la respecte. Un Maître connaît les plaisirs de sa soumise et en lui permettant d’en ressentir, il la respecte. Il en est de même dans la communication : le fait d’interagir entre eux, communiquer sur leurs attentes personnelles et sexuelles souligne le fait que ce soit avec le partenaire choisi et non un autre.

Dans le BDSM, le respect ne veut pas dire équité ou traitement équitable. On ne parle pas ici d’égalité homme-femme. Il s’agit plutôt de prendre soin de l’autre ou participer à l’éducation. Accepter l’autre vaut comme respect.

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Cette notion est très personnelle au couple en fonction des règles instaurées. Par exemple, un couple qui tolère l’échange ponctuel de partenaires ou l’échangisme, n’est pas forcément irrespectueux. Alors que l’infidélité, dans un autre couple, peut ne pas être toléré du tout.

Plusieurs témoignages de pratiquants réguliers du BDSM soulignent l’importance qu’a le partenaire à partager les mêmes attentes et à les comprendre, ce qui constitue une forme d’estime dans le partage. Il s’agit donc d’un respect mutuel. Même dans le fait d’infliger des souffrances au-delà des limites du partenaires ne constitue pas une forme d’irrespect. Le dominant appréciera que le/la soumise dise STOP et si ce dernier s’arrête, il s’agit alors de la tolérance des limites de l’autre. Le sadique, à l’inverse, ne montre pas, ou peu, d’estime et inflige souffrance et coups pour son seul plaisir.

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