On oublie les 12 règles de la soumise de Salomé et Mastermind ! Même si la sortie de cette fiction est à remettre dans son contexte et pose les bases de certaines façons de voir, leurs 12 règles ne doivent pas être VOTRE contrat BDSM!

I. Un contrat BDSM peut évoluer

Un contrat permet d’établir les limites d’une relation D/s qu’il s’agisse d’un jeu (relation dans la chambre, juste lors des séances..) ou d’un style de vie (24 h/24 et 7 j/7). Il est à l’image du mode de fonctionnement du couple. Il permet de réguler toutes les situations possibles, de pouvoir jouer sans blesser (jeu sain) car la confiance est le cœur même des relations BDSM. Les relations SM sont particulièrement chargées en émotions et sont l’expression d’émotions humaines fortes ! Il faut pas faire de bêtises ! Les conséquences peuvent être très difficiles à rattraper…

Un contrat est sujet à des évolutions car les parties évoluent aussi ! Les évolutions professionnelles, de maturités, d’expériences, de découvertes peuvent faire changer les façons de vivre, de voir et de ressentir les émotions. Le document est tout à fait modifiable. Il doit l’être d’ailleurs ! Il est même toujours important de revenir parfois au contrat pour le mettre à jour et se rappeler ce qui lie les parties au contrat et qu’il représente un engagement.

II. Un contrat doit comporter le maximum de situations possibles

Le contrat ne doit pas être seulement la liste de toute les punitions que le/la soumise devra subir. Il doit aussi comporter toutes les aspirations de cette relation, les choses aimées et détestées, les safewords et les limites de chacun. Il peut être aussi intéressant que chacun exprime plus sur sa psychologie autant qu’on pourrait le faire pour les limites physiques. Pourquoi pas envisager un paragraphe sur ce que chacun attend de l’autre (pour le quotidien, les punitions, le partage des vies professionnelles, …)

Tout doit être clairement annoncé dans le contrat, même s’il n’est pas toujours évident de penser à tout lors de la rédaction du contrat. C’est pourquoi il faut prendre son temps avant d’en éditer une première version que chacun signera.

Le contrat est une première base d’une relation SM, mais celui-ci peut être oral et rien n’oblige à ce qu’il existe dés le début de la relation. Ce contrat existe dans les relations SM, en général,  bien avant les vœux définitifs (mariage réel ou mariage SM).

Aucun contrat “type” n’existe (ne copiez pas ceux d’internet, c’est d’ailleurs pour cela qu’on ne vous donnera pas de modèle dans cet article) et il doit être de votre propre plume. (Comment ne pourrait-il pas être plus personnel sinon ?). Il exige des discussions entre les parties pour qu’il soit authentique et clair pour chacun. Il n’y a aucun honte à ce que ce contrat ne fasse qu’une seule page au début, c’est d’ailleurs un bon signe d’évolution à venir.

La meilleure façon de le rédiger est de noter, au quotidien, dans un carnet par exemple, toutes les situations qui peuvent nécessiter un point dans le contrat quand celles-ci se présentent ou viennent à l’esprit (ex : lorsque le/la soumise refuse une tâche culinaire, lors d’une sortie en public non concerné par le BDSM…).

III. Le contrat doit comporter les règles écrites le plus explicitement possible

La rédaction du contrat est extrêmement personnelle mais il est intéressant que celui-ci soit rédigé dans un ordre logique, et si possible, avec un sommaire, dans le cas où il faudrait s’y référer rapidement. Les mots les plus clairs doivent être employés et compris des deux parties.

Le degré de votre implication dans le SM doit être stipulé dés l’introduction et la suite doit donc être le reflet de votre degré d’implication (seulement sexuel ou asservissement au quotidien, ect…) . La sincérité doit être mise “carte sur table” et c’est pour cela que l’on peut trouver des couples BDSM qui acceptent le libertinage ou la drague ouverte alors que d’autres couples ne le tolère pas du tout. C’est propre à chacun, et tout est possible dans le BDSM tant que les parties sont consentantes !

Toutes les règles, même si petites qu’elles soient ou pour des situations quasiment improbables doivent être stipulées.

Garder un carnet avec vous pour des annotations fortuites et réserver une page blanche dans le contrat pour les suggestions lors de la signature, mais avant tout, laisser vos cœurs s’exprimer (et un peu vos rêves aussi). Le contrat est avant tout l’écriture d’une histoire et nous aspirons tous au bonheur, donc soyez à cœur ouvert et franc.

IV. Lors de l’établissement du contrat

Il est de coutume, dans le monde BDSM, de faire des cérémonies pour marquer temporellement des événements. Vous êtes totalement libre de signer ce contrat au restaurant, chez vous dans votre intimité ou n’importe où tant que le cœur y est !

La signature ne doit pas être une surprise pour l’une des parties (vous l’avez compris). Elle doit être programmée suffisamment à l’avance pour que chacun ait le temps de mesurer l’engagement qu’elle implique ! (car oui le BDSM est peut être un jeu mais il représente avant tout un engagement l’un envers l’autre. On rigole pas avec ça !). Il est toujours important de garder en tête que chacun accepte de donner de sa liberté à l’autre dans le but de partager des choses fortes ensemble. Le respect est au cœur de cet engagement.

Les mots à retenir sont : RESPECT et CONFIANCE. Un contrat n’est pas anodin, il découle d’une envie réciproque de vivre intensément avec l’autre. Il n’y a pas plus fort comme preuve d’amour !

 

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