Le SM, seulement une histoire de mode ?

En vue du dernier volet de la saga “50 Nuance de Grey”, qui lève un peu le voile sur cette pratique. Nous pourrions nous demander si le SM ne relève que d’un effet d’un effet de mode.

1. L’effet de mode de “50 Nuances de Grey”

De manière générale, le BDSM est plus courant dans la littérature que dans les œuvres cinématographiques. C’est aussi pour cette raison que cette “culture” touche moins de public. De plus cette littérature est classée comme érotique, et ce genre de littérature n’a pas le vent en poupe. Même si la littérature permet à l’imagination de galoper plus qu’un film, le grand public préfère le visuel, surtout en ce qui concerne l’érotisme. C’est pourquoi la sage 50 Nuances de Grey a connu un si grand engouement à la sortie en salle. Ce qui affirme d’autant plus son statut de best-seller. Nous n’aborderons pas dans cet article a différence entre le roman et son adaptation au cinéma.

Le roman de E.L James a levé le voile sur le monde très secret du SM et a connu son succès, en partie, grâce à l’ouverture des mœurs en France. Il fascine car il est peu accessible par le citoyen lambda. La mise en scène est aussi responsable de son succès auprès de la gente féminine. Une rencontre fortuite avec un homme fort de pouvoir et d’argent est un peu le rêve de la “ménagère soumise”. Cette narration permet de s’imaginer une autre vie sexuelle trépidante. De nombreux autres facteurs ont affirmé le succès de la saga mais en vue de l’inaccessibilité du milieu SM, le succès s’étouffe de lui-même.

Le livre le démontre bien, cette pratique est d’abord une façon d’être, ancrée au plus profond de soi, qui dicte nos désirs. C’est pourquoi, il éveillera sûrement de nouvelles orientations sexuelles chez certains lecteurs ou permettra l”affirmation sexuelle. Mais cela reste une minorité de gens. C’est pourquoi, nous pouvons dire que “50 Nuances de Grey” est un effet de mode et que le SM prend ses racines sur des façons d’être bien plus solides : la personnalité même des pratiquants

2. Le SM est une façon d’être

En effet, être sado-masochiste est tout d’abord une façon de percevoir le sexe, les échanges et les sentiments. Cette façon d’apprécier relève sûrement de l’éducation et de ce que l’enfant a vu étant petit. Le SM relève aussi de l’influence de l’environnement et de l’entourage. Mais rien de SM n’existe chez une personne si elle n’en n’a pas au moins les tendances.

Tout d’abord, une personne pourrait aimer le SM si elle a pleinement conscience du rapport Domination/soumission. Elle l’accepte, voir même aimer cette différence de rôle avec son partenaire. Elle chérie même cette différence de positionnement et se sent troublée quand celui-ci  n’est pas respecté.

Ensuite vient la façon dont se comporte l’individu : sa psychologie. Par exemple, une personne qui se donne entièrement à son partenaire et aime être dirigée par lui, a de fortes chances d’aimer la soumission.

Il réside toujours un effort de retour sur soi-même pour se comprendre, et comprendre que l’on est SM. Plusieurs signaux alertent et permettent de dire “je ne suis pas comme les autres”. Une fois pleinement conscient de son être intérieur, le désir de vivre plus de soumission  ou de domination devient purulent. Cette différence est perçue comme une qualité et une fierté. C’est aussi pourquoi elle reste secrète. Un débutant dans le SM comprendra rapidement qu’il ne peut pas le partager, ni même le vivre avec n’importe qui. C’est pourquoi se sont créer des espaces dédiés à cette pratique. Que ce soit sur le forums, les blogs, les clubs échangistes, les soirées, ect …

Le SM est une façon d’être, mais aussi tout un monde à part entière.

 

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