Maîtresse Macha est une dominatrice expérimentée depuis plusieurs années. Elle exerce une domination extrêmement sévère et sans faille auprès de son soumis. C’est avec plaisir qu’elle s’est prêtée au jeu de notre interview pour nous partager son parcours de dominatrice, son point de vue et certains détails croustillants. Soumis lecteur de cette interview vous pourrez rêvassez, consoeur Dominatrices vous pourrez vous projeter sur d’autres aspects de la domination. Le BDSM est un monde vaste, qui comporte plusieurs façons de dominer et de se soumettre, Maîtresse Macha nous délivre, à coeur ouvert, sa pratique et ses émotions.

Bonjour Macha, chère consoeur, merci de prendre de ton temps pour partager ton histoire avec la communauté.

Question n°1 : Tout d’abord, je ne peux te demander comment en es-tu venue au BDSM ? As-tu toujours été une Dominatrice ?

D’aussi loin que je me souvienne j’ai toujours été autoritaire, je ne saurais expliquer comment ni surtout pourquoi, mais j’étais déjà sûre de moi et de ce que je voulais quand j’étais enfant. Mes frères et sœurs en ont souffert. C’est même devenu une sorte de « gimig » familial – mon autoritarisme – mais j’ai toujours aimé commander et surtout aimé qu’on m’obéisse. A l’adolescence j’étais déjà très stricte avec les garçons, je les choisissais un peu empruntés (je m’en suis rendue compte plus tard) et surtout, je fixais mes règles : tu toucheras mes seins à Noël, tu n’as pas le droit d’effleurer ma petite-culotte pendant trois mois, c’était épidermique. Si mon petit copain n’obéissait pas, je m’en séparais immédiatement. Cela a donné lieu à quelques scènes d’incompréhension, même pour moi, j’étais attaché à lui, mais encore plus à ce qu’il me respecte.

Pourtant, je n’ai reçu aucune éducation sexuelle particulière, aucune des femmes qui m’entouraient ne m’a dit un jour : « Tu sais, ton véritable trésor se trouve entre tes jambes », je l’ai su instinctivement, ça m’a rendue malheureuse à ce moment-là… Comment me faire comprendre ? Mais j’ai très vite changé de braquet. Vers 19-20 ans j’ai eu envie de m’assumer, même si ça n’a pas été facile. Pénétrer le monde SM dans les années 90 n’était pas aussi facile qu’aujourd’hui, pas d’Internet, pas de soirée SM diffusée sur Facebook, ect. Bref j’ai tâtonné et puis j’ai rencontré des hommes, en boite de nuit, qui pensaient pouvoir me baiser, ils ont fini à mes pieds, mais ils avaient les codes pour entrer dans le milieu SM : ce sont eux qui m’ont permis de devenir dominatrice.

J’ai toujours aimé commander et surtout aimé qu’on m’obéisse

Question n°2 : Que préfères-tu dans l’exercice de votre position de Dominante ?

Je crois qu’il est impossible de répondre à cette question, j’aime tout, alors Dolorès tu vois que ta question est mal posée, mais ce que je préfère si tu veux une réponse, c’est le « chemin » : transformer un mâle hésitant en lopette, petit à petit l’entendre obéir, aimer ça, huuummm…

Question n°3 : Comment trouves-tu tes soumis ? Viennent-ils à toi ? Que leur dis-tu dès le départ ?

Difficile à dire, ça a beaucoup changé avec le temps, mais aujourd’hui c’est principalement sur Internet, il y a une flopée de lopettes sur le net. Lili (autre Maîtresse amie) fonctionne en club. Moi, j’aime le virtuel, avec les messageries, les SMS, skype, on peut baiser une bonne pute pendant des mois sans sentir son odeur. Nous pouvons choisir son corps, la faire travailler, l’enculer comme on le souhaite et quand elle est prête, on peut la baiser « en présentiel » – Covid oblige – de toute manière elle est déjà tellement docile que c’est une partie de plaisir, la plupart du temps il faut même refréner ses envies. Sinon au départ les règles sont claires : photos, skype, numéros de téléphones obligatoires, règles journalières immédiates, c’est non « tu dégages ! » , c’est oui « tu sers ta Maîtresse ! »

Au départ les règles sont claires : photos, skype, numéros de téléphones obligatoires, règles journalières immédiates, c’est non « tu dégages ! » , c’est oui « tu sers ta Maîtresse ! »

Question n°4 : Certains soumis t’ont-ils donner du fil à retordre ? Quels sont les souvenirs qui vous viennent en posant cette question ?

Désolé Dolorès, mais non aucun soumis ne m’a jamais donné de fil à retordre, je ne cherche pas à me vanter  mais j’ai toujours été hyper-sélective. J’ai de petits seins « puffy », une vulve rentrée, des cheveux long et roux, des yeux clairs, aucun homme ne m’a jamais résisté, pas même un dominant , alors les lopettes tu penses ! J’ai presque 50 ans et je baise des putes qui ont à peine trente ans. J’ai de la marge, elle savent quelle est leur place, crois-moi.

Question n°5 : Quelle punition physique est particulièrement efficace chez les soumis ?

En deux mots « le fouet ». Vraiment Dolorès, tu ne peux pas savoir de quelle manière  tu fais progresser ta pute en la fouettant. Honnêtement, tu ne trouveras pas un sujet sur lequel nous ne soyons pas aussi d’accord que celui-la avec Lili. Elle t’expliquera comment elle procède, c’est très différend de moi mais nous sommes d’accord sur l’essentiel : la punition doit être une VRAIE punition. Il faut que la pute ait vraiment peur. Nous ne punissons pas uniquement pour le plaisir. Que le fouet soit donné pour notre plaisir ou pour punir une faute, nous n’utilisons que de grands fouets en « single ». Le fouet c’est une semaine sans pouvoir s’asseoir, les couilles en feux pendant trois jours, bref le tarif de la désobéissance.

Le fouet c’est une semaine sans pouvoir s’asseoir, les couilles en feux pendant trois jours, bref le tarif de la désobéissance.

Question n°6 : Fais-tu une différence de traitement entre les soumis et les soumises ? Si oui, sur quels aspects ?

Évidemment ! Quand une soumise est éduquée avec des mâles, elle les domine, c’est une évidence ! Il est hors de question de placer les soumises et les soumis sur un pied d’égalité. La plupart du temps les soumises partagent notre couche, elles nous lèchent, elles nous doigtent, elle se font enculer, mais elles sont nos égales. Dès qu’une “lopette” traîne dans les parages, elle doit comprendre quelle est sa place.

 

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A propos de l'Auteur

Maîtresse Dolores est l'administratrice de ce blog. Elle écrit les articles ou les co-écrit, les interviews et tout le contenu du blog en s'inspirant de la communauté BDSM. Elle s'adresse aux débutants et aux confirmés de la pratique BDSM et est toujours ravie de pouvoir échanger avec eux.

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