Le fétichisme des petites culottes sales, un désir ultra tabou, qui répugne, mais qui est pourtant très répandue, notamment chez les hommes soumis. Il fait référence à beaucoup d’autres notions. On parle ici de fantasme plus que d’excitation sexuelle …

1. Le fétichisme des petites culottes dépasse les frontières du monde SM

Le fétichisme des petites culottes dépasse largement la sphère du monde SM et D/s, le succès des sites Internet consacrés aux « panties » le démontre amplement. C’est la petite-culotte blanche et en coton qui peuple l’imaginaire de la majorité des hommes parce qu’elle est synonyme de pureté et, l’image la plus souvent associée à ce type de fétichisme, la plus emblématique pourrait-on dire, est celle de l’étudiante portant une jupe plissée qui laisse sa petite-culotte se dévoiler aux yeux des hommes.

Il existe, bien entendu, des sites consacrés à d’autres fétichismes des sous-vêtementsles bas et les porte-jarretelles notamment – mais leur ampleur n’atteint pas celui dédié aux petites-culottes : le sous-vêtement qui touche le corps féminin de la manière la plus intime.

Depuis le début des années 1990, un phénomène – que de nombreux observateurs voient débuter au Japon – se développe sur la base de ce fétichisme : la vente de culottes déjà portées par les femmes. Les japonais nomment le fétichisme des petites culottes « Kagaseya » ou  « BuruSera » croisement de « buru » (éclore) et « sera », le nom donné aux uniformes portés par les lycéennes japonaises. Le décor juvénile est donc clairement planté, et il n’est pas sans soulever certaines questions ni imposer certaines limites.

Même s’ils s’en éloigne souvent, ce fétichisme a tout de même partie liée avec les rapports D/s dans la mesure où l’homme qui achète ces petites culottes n’a pas le droit d’approcher l’intimité de la vendeuses autrement qu’en reniflant ses effluves : il n’est pas vraiment digne de voir sa vulve ni encore moins de la toucher (vous pourrez lire, à ce sujet, l’interview qu’un soumis a accordé à Maîtresse Dolorès, ici : interview d’un soumis fétichiste des culottes sales.

2. Un fétichisme des petites culottes relevant plus de la Domination que du SM

La petite-culotte de la Maîtresse peut jouer un rôle dans les relation exclusivement SM, s’il s’agit par exemple de la nouer autour du sexe du soumis afin de provoquer de la douleur, lui faire porter sur la tête en signe d’humiliation, on lui introduire dans l’anus ou la bouche, là aussi en signe d’humiliation et de rabaissement. Le soumis devient alors le simple réceptacle de la culotte de sa Maîtresse, car il n’est pas digne d’autre chose.

Toutefois l’usage de la petite-culotte est plus largement utilisé dans les rapports D/s que dans les jeux SM, car il faut bien avouer que « faire mal » avec une petite culotte est un exercice assez difficile 😉

Ces pratiques d’humiliations se rattachent au fétichisme de la petite-culotte en raison de la signification même de ce vêtement – l’accès à l’intimité absolue de la Maîtresse – mais d’autres notions : Le voilement-dévoilement, le déni, l’obéissance et la féminisation entrent aussi en jeux lorsque le fétichisme des sous-vêtements est utilisé comme signifiant par les Dominatrices, dans le cadre des rapports D/s.

3. Quatre usages de la petite-culotte dans la soumission D/s

Dans les relations D/s, l’usage de la petite-culotte ne relève pas exclusivement du fétichisme du soumis ou de l’esclave, mais on peut l’assimiler à une forme de fétichisation dans la mesure où elle remplie à elle seule et « en elle-même » le rôle de  frontière ou, au contraire, de récompense que la Dominante offre ou oppose au dominé.

L’humiliation

Pour l’essentiel, les Maîtresses gynarchistes ou D/s utilisent leurs petites-culottes pour humilier avec la même approche que les Dominatrices SM : port sur la tête du soumis, introduite dans son anus ou sa bouche, le plus souvent souillée ou mouillée. La petite-culotte peut également être utilisée pour faire renifler le soumis dans le cadre d’un pet-play, ou jetée au loin afin qu’il court la chercher et la ramène entre ses dents à sa Maîtresse.

La Maîtresse peut également décider de faire boire son urine à son esclave, à travers sa culotte, pour le récompenser ou au contraire le punir.

Le face-sitting

Le face-sitting peut se pratiquer avec ou sans petite-culotte, lorsqu’il est pratiqué avec, il peut s’agir de récompenser le soumis fétichiste en l’autorisant à lécher la culotte de sa Maîtresse totalement assise sur son visage durant de longues minutes, ou au contraire – en signe de frustration – lui signifier que s’il est autorisé à lécher sa Maîtresse, c’est indirectement uniquement – à travers sa culotte, justement – et jamais directement en léchant sa vulve ou son anus, car il n’y est pas autorisé.

L’obéissance

Le rôle de la petite-culotte dans le processus d’acceptation de sa situation inférieure par le soumis – en particulier s’il vit en couple gynarchiste – peut prendre des formes variées. Difficile de toutes les énumérer, d’autant que l’obéissance et la prise de conscience de la hiérarchie dans la relation peut aussi s’obtenir par l’humiliation ou la féminisation.

Citons néanmoins quelques pratiques courantes dans les couples D/s : D’abord l’entretien, la lessive, le pliage, le repassage et le rangements de tous les sous-vêtement de la Dominante et surtout la sélection, par l’esclave, des sous-vêtements portés par la Maîtresse, chaque jour ou plus occasionnellement à l’occasion d’une sortie.

Très souvent le soumis va alors sélectionner des sous-vêtements que la Maîtresse portera pour séduire un autre homme, soulignant ainsi l’infériorité du soumis non pas seulement vis à vis de sa Maîtresse, mais également vis à vis des des autres hommes dignes d’obtenir ses faveurs, tandis qu’il n’a pas d’autre droit que de lui obéir et la servir.

La féminisation

 

 

Article rédigé par soumis Jean, avec l’approbation de Maîtresse Dolores

 

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