Initiation au BDSM, comment procéder ?

Tout ce que vous pourrez lire sur internet traitant du même thème n’est pas réalisable ni dans le sens qu’il faut. Nous allons vous expliquer comment démarrer le BDSM afin de l’aimer réellement et longtemps !

1. Le BDSM démarre avec une analyse rétrospective

En effet, le BDSM n’est pas destiné à tous, même si chacun pourrait y trouver son plaisir en vue de la diversité des pratiques qui le compose. Il faut d’abord déterminé si vous aimez plus dominer ou si vous avez plaisir à être soumis. Il n’est pas impossible d’aimer les deux, mais en ressort toujours plus que l’autre.

 

Aimer dominer entre autre c’est :

  • Ne pas aimer recevoir des ordres (mais on ne parle pas d’adolescents réactionnaires ici)
  • Apprécier que l’on s’exécute sur ordre (mais on ne parle pas de patrons esclavagistes ici)
  • Ne pas devoir se justifier
  • Avoir un partenaire qui donne un peu de fil à retordre
  • Ne pas avoir peur d’infliger de la douleur

 

Aimer être dominé entre autre, c’est :

  • Ne pas à avoir le dernier mot
  • Exécuter simplement des ordres
  • Chercher à satisfaire son partenaire car on prend plaisir à le faire
  • Se donner entièrement à l’autre sans compter

Déterminer son profil est une chose, mais l’accepter pleinement en est une autre. Même si le BDSM ne peut s’appliquer que lors de séances, les individus doivent complètement intégrer leur profil comme une façon d’être. Par exemple, une soumise accepte et n’a pas honte de dire qu’elle se donne entièrement à son partenaire. Elle sait qu’elle prendra plaisir ainsi et l’accepte malgré les clichés féministes que véhiculent la société.

Une fois que le profil est totalement cerné et accepté, peut alors commencer la pratique. Si le profil est déterminé, elle sera même presque naturelle.

2. Il est conseillé de le pratiquer d’abord en couple

L‘initiation en couple est ce qu’il existe de mieux. Un débutant qui commence lors de soirée BDSM risque  de ne pas comprendre les attentes des confirmés et gardera un amer souvenir de sa première fois. En revanche, dans un couple, où la confiance est de mise, cela évitera beaucoup de frustration. Il est important de spécifier que les 2 partenaires doivent être d’accord de commencer ensemble et que les profils soient bien différents. Par ailleurs, il est aussi possible de commencer avec un partenaire confirmé qui saura mesurer ses attentes et ses coups selon votre degré de résistance. Mais les confirmés acceptant les débutants ne courent pas les rues, même si c’est ce qu’il y a de mieux en termes d’initiation.

La communication reste primordiale et maîtresse de la pratique débutante ! Les safewords (mot d’arrêt) en font partis ! Ils sont là pour assurer la confiance en votre partenaire et votre intégrité corporelle. Il est toujours préférable d’arrêter le jeu s’il est ressenti comme du sadisme par l’un des partenaires.  A la fois, la soumise testera ses limites, si bien physiquement que psychologiquement, et le dominant comprendra mieux son plaisir et ce qu’il attend d’elle.

Il est vrai qu’il est difficile d’instaurer une dimension hiérarchique Dominant – dominé dans un couple qui s’est toujours voulu égalitaire. C’est pourquoi il est préférable de travailler cette étape psychologique avant d’attaquer les pratiques sexuelles BDSM à proprement dites, incluant la douleur physique.

Une fois cette hiérarchie établie durablement où la soumise prend plaisir à s’asservir aux désirs de son Maître et que lui aime ça et ne se sent pas redevable, alors les jeux BDSM peuvent commencer.

3. Quelques idées pour commercer à deux

Commencez simplement ! Il est intéressant de voir comment est ressenti la pose des menottes. Ces dernières sont révélatrices du degré de soumission accepté. Elles établissent un point de départ : “c’est déjà trop” ou “ça me plaît”. La soumise ne peut plus se servir de ses mains, ce qui peut aussi être un problème au Dominant. Il doit aussi le prendre en compte et peut être que ça peut ne pas lui plaire !

Les menottes ne sont pas obligatoirement en métal et sans “moumoutte”. Des écharpes en soie peuvent être utilisées pour faire moins mal et laisser moins de traces. C’est à la soumise de faire part de son ressenti à son Dominant (communication une fois de plus !)

Vous pouvez aussi diversifier l’utilisation des menottes, en les utilisant aux chevilles par exemple, ou main-cheville. La créativité relève du Maître, à lui de savoir imposer ses désirs tout en ayant conscience des limites.

Le collier de soumission peut aussi être un accessoire pour débuter. Il peut aussi être porté en permanence pour que la soumise souligne l’appartenance à son Maître. Il est d’abord un accessoire sur lequel on accroche une laisse ou autre accessoires.

Enfin, le bâillon peut aussi être un accessoire intéressant pour le dominant débutant. Il l’aidera à imposer sa domination sur sa soumise en lui empêchant de parler. En revanche, un bâillon boule peut être douloureux pour la bouche d’une débutante et entrave la respiration. La soumise peut prendre peur. Il existe des bâillons droits (mors de cheval) qui soulagent l’écartement des mâchoires.

4. Recommandations

Il est inutile d’acheter la panoplie complète des accessoires BDSM, voir même un donjon dés le départ. Ils ne seront pas tous acceptés ou appréciés par les 2 partenaires. Il est conseillé de se renseigner et s’interroger sur l’objet avant. De plus chaque sextoys ou accessoires demande du temps avant d’être accepté et objet provocateur de plaisir.

N’oubliez pas les fessées douces bien sur le gras de la fesse !

 

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